L’INDUSTRIALISATION

Les Etablissements Grammont – 1843 – un promoteur industriel : Etienne Grammont

Les débuts difficiles :

En 1849, Monsieur Etienne Claude Grammont, originaire de Saint-Étienne, fit bâtir sur les bords de la Bourbre, afin d’utiliser une petite chute d’eau comme force motrice, un atelier de fabrication des fils d’acier pour aiguilles, du laminage d’acier pour cercles de crinolines et baleines de parapluie. A cet atelier de petite tréfilerie, était joint un autre atelier pour le laminage du laiton pour bijouterie en faux, ornements d’église et fabrique de boutons.

Les débuts difficiles de ce promoteur industriel, devrait-on dire cet homme de génie, qui eut à lutter contre les hommes et l’administration, firent qu’après la vente d’une partie des locaux utilisés par sa petite industrie, les commerçants lui refusèrent même le pain. Pourtant, grâce à l’apport d’argent de l’un de ses amis qui avait décelé en lui l’envergure et l’esprit d’entreprise, il put transplanter ses activités dans l’ancienne fabrique de papier Quenin-Croizat, emplacement actuel des Usines Tréfimétaux. Il adjoint à ses premières fabrications le laminage du paillon de cuivre argenté et la tréfilerie du trait d’or et d’argent qui portèrent loin, en Orient, aux Indes et en Amérique, la réputation des Ets Grammont.

Monsieur Etienne Grammont, administrateur et industriel éclairé, fit que sa maison grandit et prospéra jusqu’en 1881 avec cette seule industrie. A cette date, l’effectif se composait de 143 personnes, la surface bâtie couvrait 2 115 m² et la surface occupée s’étendait sur 7 535 m². La création d’une ligne ferroviaire de Lyon à Saint-Genis en 1875, devait permettre aux industries locales un meilleur développement.