L’OEUVRE SOCIALE

Si la révolution de 1848 n’avait pas arrêté la décision de Monsieur Etienne Claude Grammont de bâtir un atelier sur les bords de la Bourbre, la guerre de 1914 ne devait pas empêcher Monsieur A. Grammont de créer un Centre d’Hygiène Sociale à Charvieu et un Hôpital auxiliaire et bénévole mis à la disposition du service de santé militaire. Pour accueillir les ouvriers mobilisés à l’Usine, Monsieur Grammont crée un restaurant et des logements. Pour les distraire, il fit aménager deux stades où se pratiquaient le football, le basket-ball, le tennis et la gymnastique.

Ces dernières réalisations sociales furent le point de départ de la cité ouvrière de Charvieu, dessein cher à Monsieur A Grammont, suivies plus tard, par la création de la maternité, de la crèche de Charvieu et de l’école ménagère. Certains de ses projets, pour des raisons politiques et d’incompréhension, comme la création d’une école technique, d’une route longeant la voie ferrée reliant Charvieu, Pont-de-Chéruy et Tignieu, restèrent dans les cartons et tombèrent dans l’oubli.

La fondation A. Grammont était née. Les rivalités locales s’étaient effacées et ils n’étaient plus que souvenirs, ces défenseurs acharnés des Grammont qui, en 1893, avaient déposé dans la cour de Monsieur Bernascon, Maire de Charvieu, un engin explosif qui ne fit heureusement aucune victime.