L’APRÈS REVOLUTION

En 1812, la commune de Charvieu fut cadastrée et l’ancien parcellaire enfoui dans les archives municipales.

L’insurrection des canuts lyonnais, en novembre 1831, contre les marchands fabricants, revendications purement salariales, hors d’idée politique, amena l’installation d’autres métiers à tisser à Charvieu et à Chavagneux. En mai 1833, le Conseil Municipal de Charvieu, s’insurge contre Victor Amédée Savoye qui, sur des terrains acquis en 1816, a édifié, sans autorisation municipale et préfectorale, une papeterie et des moulins à blé, après avoir fait creuser un canal ou béal qui a détruit un gué sur la rivière de Bourbre à l’endroit de l’abreuvoir.

Les coutumes rurales survivent à la révolution et, en juin 1834, le maire fait afficher l’arrêté que « dans les communes rurales, il est nécessaire que les habitants soient avertis avant le jour de l’heure des travaux par le son de la cloche, qu’il y a lieu de s’en servir pour annoncer l’heure des réunions civiles, sans préjudicier au droit de l’administration spirituelle. Le sonneur civil de la cloche de l’église communale avertira, chaque matin, comme par le passé, par son de cloche, les habitants pour qu’ils disposent aux travaux de l’agriculture ». Les récoltes des céréales en 1846 et 1847 ont été mauvaises dans la campagne dauphinoise. Le blé se fait rare et son prix augmente. La grêle ravage les dernières et maigres récoltes.

Le chômage se fait sentir dans l’agriculture et les petites fabriques. A Charvieu, « un chantier de charité » permet aux chômeurs de recevoir à midi et le soir, la nourriture nécessaire à leurs familles. Ils travaillent à la réfection du chemin vicinal de Charvieu à Chavagneux. L’autorité préfectorale a interdit l’aumône et l’utilisation des fonds versés à l’instruction publique : « seul, le travail mérite salaire ».

A cette date, face à un avenir incertain, Etienne Grammont fondait sur les bords de la Bourbre une usine.