Histoire de la Commune

Charvieu-Chavagneux est située à 28 Kms à l’Est de Lyon, sur la route départementale 517 de Lyon à Crémieu et à 90 Kms à l’ouest de Grenoble.
La fusion des deux communes s’est faite le 1er mai 1961.

L’urbanisation de Charvieu fut liée initialement à l’essor industriel. Sa population de 308 âmes en 1834, de 516 en 1858, dépassa 2 000 habitants en 1920 pour atteindre plus de 8 000 personnes de nos jours.

Les Origines

CHARVIEU : CHALVEU au 13ème siècle a pour étymologie Calvus : le Chauve, quant à CHAVAGNEUX : CHAVAIGNEU, au 11ème siècle, il a pour origine Capannacum, surnom d’homme gallo-romain dérivé de Capannus, du bas latin capanna : cabane.
Charvieu-Chavagneux est traversée par trois voies antiques dont le tracé remonte à l’époque celtique. La « vie de Vienne à St-Claude » passait par le bas Chavagneux, le bas Charvieu, le Hameau du Constantin et le Pont de Chéruis (devenu commune en 1867). Ce chemin important a toujours été utilisé.

Sur les chemins de Vienne, Crémieu et Lyon

Au Moyen Age, les pèlerins venaient de la Provence et du Dauphiné Rhodanien, se rendant à St Oyand (St Claude) pour vénérer les reliques du Saint. Ils empruntaient la voie religieuse qui passait au pied de l’église de Chavagneux, près de l’église de Charvieu et coupaient le grand chemin de Lyon à Crémieu à la « Croix de Charvieu ».
Les rouliers de la Provence et du Languedoc utilisaient la voie de Vienne pour se rendre à Bourg dans la Franche Comté, la Lorraine, l’Alsace et l’Allemagne. Ils évitaient ainsi la douane de Lyon et raccourcissaient leur route de trois lieues. Ils franchissaient le Rhône au port de Loyettes que l’on dénommait aussi Port de St Oyand. La « Route de Lyon à Crémieu » passait à Janneyrias, St Ours et Malatrait, puis Charvieu le Haut, le Hameau du Constantin, le Pont de Chéruis et Crémieu. Cette voie très fréquentée, a été utilisée par les Rois de France visitant le Dauphiné (François 1er, Charles IX et Catherine de Médicis, Louis XIII).

Chaque mercredi, les volaillers de la Guillotière empruntaient cette route pour se ravitailler à Crémieu en volailles qu’ils revendaient aux Lyonnais. La route du Port d’Anthon au Hameau du Constantin passait par Chavanoz, route commerciale des marchandises transitant par Anthon.

Du social à l’industrie

En 1849, sur les bords de la Bourbre, fut installée une fabrique, par Etienne Grammont, qui produisait des fils d’acier pour aiguilles, de l’acier pour cercles de crinoline et du laminage de laiton. Elle complétait un ensemble composé de deux moulins à eau établis à Chavagneux, un moulin, une papeterie et des métiers à tisser installés à Charvieu.
L’électricité, la création d’une ligne ferroviaire en 1875 devaient permettre à cette fabrique, transplantée dans les locaux d’une ancienne papeterie, de prendre une dimension nationale.

Monsieur A. Grammont est à l’origine de la création d’un Centre d’Hygiène Sociale à Charvieu. Il fera également construire un restaurant, deux stades, un Hôpital auxiliaire et bénévole et des logements pour accueillir les ouvriers mobilisés à l’Usine durant la guerre de 1914. Ce sera le point de départ des principales réalisations de la fondation A. Grammont comme la cité ouvrière de Charvieu, la maternité, la crèche de Charvieu et l’école ménagère.

L’Avenir de Charvieu-Chavagneux

L’avenir de Charvieu-Chavagneux réside dans sa position géographique. En effet, étant située dans la grande banlieue lyonnaise, son potentiel d’accueil sur le plan industriel, aussi bien que sur le plan humain, permettra une expansion importante dans les années futures.

Charvieu-Chavagneux à travers l’Histoire