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Histoire

Charvieu-Chavagneux est située à 28 Kms à l'Est de Lyon, sur la route départementale 517 de Lyon à Crémieu et à 90 Kms à l'ouest de Grenoble.

La fusion des deux communes s'est faite le 1er mai 1961.

CHARVIEU : CHALVEU au 13ème siècle a pour étymologie Calvus : le Chauve, quant à CHAVAGNEUX : CHAVAIGNEU, au 11ème siècle, il a pour origine Capannacum, surnom d'homme gallo-romain dérivé de Capannus, du bas latin capanna : cabane.
Charvieu-Chavagneux est traversée par trois voies antiques dont le tracé remonte à l'époque celtique. La "vie de Vienne à St-Claude" passait par le bas Chavagneux, le bas Charvieu, le Hameau du Constantin et le Pont de Chéruis (devenu commune en 1867). Ce chemin important a toujours été utilisé.
Au Moyen Age, les pèlerins venaient de la Provence et du Dauphiné Rhodanien, se rendant à St Oyand (St Claude) pour vénérer les reliques du Saint. Avant de traverser le Pont de Chéruis, les plus pauvres recevaient gîte et nourriture des hospitaliers de St Jean de Jérusalem au temple du hameau du Constantin. Les pèlerins empruntaient la voie religieuse qui passait au pied de l'église de Chavagneux, près de l'église de Charvieu et coupaient le grand chemin de Lyon à Crémieu à la "Croix de Charvieu".
Les rouliers de la Provence et du Languedoc utilisaient la voie de Vienne pour se rendre à Bourg dans la Franche Comté, la Lorraine, l'Alsace et l'Allemagne. Ils évitaient ainsi la douane de Lyon et raccourcissaient leur route de trois lieues. Ils franchissaient le Rhône au port de Loyettes que l'on dénommait aussi Port de St Oyand. La "Route de Lyon à Crémieu" passait à Janneyrias, St Ours et Malatrait, puis Charvieu le Haut, le Hameau du Constantin, le Pont de Chéruis et Crémieu. Cette voie très fréquentée, a été utilisée par les Rois de France visitant le Dauphiné : François 1er en Décembre 1534, Charles IX et sa mère Catherine de Médicis en Juillet 1564 et Louis XIII.

Chaque mercredi, les volaillers de la Guillotière empruntaient cette route pour se ravitailler à Crémieu en volailles qu'ils revendaient aux Lyonnais. La route du Port d'Anthon au Hameau du Constantin passait par Chavanoz, route commerciale des marchandises transitant par Anthon.
En 1646, à la demande de l'intendant, Dauphine de Roman, un parcellaire est établi concernant la communauté de Charvieu. Ce document nous apprend que l'habitat rural se composait d'une seule pièce, très exceptionnellement de deux, où logeait une famille. Le tiers des habitants est assujetti à l'impôt. Les autres habitants, tous paysans, constituent une main d'µuvre qui ne perçoit que quelques deniers, un peu de nourriture et parfois le gîte dans des masures.
Les révisions des feux en 1702 à Crémieu fait apparaître les difficultés rencontrées pour le peuple des champs. Les marais qui bordent la Bourbre engendrent un brouillard aussi néfaste à la culture qu'aux gens du terroir. Il y a peu d'arbres fruitiers, pas de vigne et les terres céréalières sont pauvres. La taille ruine les petits propriétaires et la saisie du mobilier, de la ferme même, les entraîne à la mendicité. En ce règne du Roi Soleil, les nobles terriens, les bourgeois et les ecclésiastiques sont exonérés de la taxe depuis 1639, date à laquelle, un arrêt royal accordait ce privilège à ces notables.

En 1849, sur les bords de la Bourbre, fut installée une fabrique, par Etienne Grammont, qui produisait des fils d'acier pour aiguilles, de l'acier pour cercles de crinoline et du laminage de laiton. Elle complétait un ensemble composé de deux moulins à eau établis à Chavagneux, un moulin, une papeterie et des métiers à tisser installés à Charvieu.
L'électricité, la création d'une ligne ferroviaire en 1875 devaient permettre à cette fabrique, transplantée dans les locaux d'une ancienne papeterie, de prendre une dimension nationale.
L'urbanisation de Charvieu fut liée initialement à l'essor industriel. Sa population de 308 âmes en 1834, de 516 en 1858, dépassa 2 000 habitants en 1920 pour atteindre plus de 8 000 personnes de nos jours. L'avenir de Charvieu-Chavagneux réside dans sa position géographique. En effet, étant située dans la grande banlieue lyonnaise, son potentiel d'accueil sur le plan industriel, aussi bien que sur le plan humain, permettra une expansion importante dans les années futures.

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